Le secret du mari ~ Liane Moriarty

 

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J’ai lu ce livre dans le cadre du club de lecture de PrettyBooks et il ne faisait pas partie de la sélection de livre que j’avais retenu ni celui pour lequel j’avais voté. J’ai pourtant été surprise et curieuse après avoir lu le résumé et me suis laissée envahir par l’histoire.

Résumé :

Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête… John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d’apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Cecilia est le cliché de la femme active et moderne. Elle court à droite et à gauche pour emmener ses filles à l’écoles, à leurs activités, à ses réunions Tupperware. Le jour où elle tombe sur une lettre manuscrite de son mari lui intimant l’ordre de ne l’ouvrir qu’après sa mort, son petit monde bascule. L’histoire de Tess, une femme dont le mariage s’essouffle, et de Rachel, dont la vie a été poursuivie par le chagrin de la perte de sa fille aînée, se greffe alors à cette tornade que va libérer cette lettre.

Pour moi, cette histoire m’a laissé trois sentiments différents. Tout d’abord, le suspens dans lequel on est plongé grâce à la découverte de cette lettre est insoutenable jusqu’à ce que Cecilia se décide à l’ouvrir. J’ai été tenue en haleine et j’ai tergiversé pour essayer de deviner ce qu’elle pouvait bien contenir de si important qu’elle ne doive l’ouvrir qu’après la mort de son mari.

Puis, j’ai été envahie par une certaine lassitude. L’histoire est longue a commencer, bien que le suspens soit présent. Je pense que cela est dû à l’alternance de point de vue et de vie des trois femmes. J’ai eu beaucoup de mal à imaginer le lien qu’elles pouvaient avoir entre elles et jusqu’au milieu du livre, ce lien m’a semblé si inexistant que je me suis ennuyée.

Ensuite, l’histoire commence réellement au milieu et d’un coup, j’ai été brutalement plongée dans une spirale dans laquelle on découvre toute l’intrigue liée à cette lettre. A partir de ce moment-là, j’ai apprécié ma lecture et l’ai dévorée. Le côté addictif de cette dernière phase du livre m’a fait l’effet d’une course folle, dans laquelle chaque page que l’on tourne va nous en révéler un peu plus. Enfin, l’épilogue, dont j’attendais beaucoup je dois dire concernant l’issue de ce roman, m’a tout simplement beaucoup déçue. Il a fait redescendre toute l’effervescence qui m’avait fait avaler les deux cents dernières pages de ce roman d’un seul coup.

Le côté « Desperate Housewives » de ces femmes d’une banlieue résidentielle australienne qu’on suit durant une semaine (chaque partie correspond à un jour de la semaine), celle de Pâques exactement, m’a beaucoup plu. L’auteur réussit, avec une écriture fluide et agréable, à nous immerge dans leurs modes de vie, leurs pensées et leurs petites vies. J’ai apprécié la manière dont je me suis sentie dans leurs esprits, dans leurs têtes. C’est ce qui m’a fait tenir jusqu’au bout du livre.

Malgré tout, je dois avouer que je n’ai pas beaucoup éprouvé de sympathie pour Tess et Cecilia. Elles m’ont semblé n’être définie que par leurs modes de vie boursoufflées de valeurs catholiques et familiales ; et bien qu’elles soient pleines de qualités et veulent tout faire pour leur famille, elles sont en perpétuelle indécision sur le sort qu’elles réservent à leur mari et sont comme attirées par la souffrance qu’ils génèrent. Rachel, quant à elle, ne m’a pas fait bonne impression. J’ai eu du respect pour sa vie, malmenée par le chagrin et la tristesse qui la définie, mais cela ne s’est pas transformé en empathie.

♦ ♦

Malgré un livre addictif et très bien écrit, puisqu’on comprend aisément tout ce que nos héroïnes peuvent penser et juger, l’intrigue m’a laissé perplexe et j’en ressors avec un avis assez mitigé. J’ai été tour à tour haletante, ennuyée puis excitée

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