Ces livres qui parlent de livres

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A l’occasion de la Journée mondiale du livre et des droits d’auteur, j’ai décidé d’écrire un article un peu particulier sur ces livres qui parlent de livre et sur la bibliothérapie.

Quelques mots sur cette journée

C’est en octobre 1995 que l’UNESCO proclamait le 23 avril, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. qui correspond au jour anniversaire de la disparition de Cervantes, de Shakespeare et de l’Inca Garcilaso de la Vega, la même année (1616). Dans le folklore, l’idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne où il est de tradition que le 23 avril (jour de la Saint Georges) une rose soit offerte avec l’achat de chaque livre.

Cette date a donc été choisie pour rendre hommage au livre, à l’auteur en lui-même. Cette journée est également un moyen d’encourager jeunes et moins jeunes à découvrir le plaisir de lire, de la lecture.


Comment le livre impacte nos vies ? Quel rapport notre société entretient-elle avec les livres et la littérature ? Voici une petite sélection de ces romans qui nous parlent de la littérature, des livres.

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Aux petits mots les grands remèdes de Michaël Uras

Alex est un jeune homme qui soigne ses patients grâce à la littérature car dans bien des ouvrages se cachent un sens profond qui peut raisonner en chacun d’entre nous si nous l’adaptons à notre propre vie.
Notre héros passionné par les livres, a choisi d’exercer le métier peu commun de bibliothérapeute. Sa mission : soigner les maux de ses patients en leur prescrivant des lectures. Yann, l’adolescent fragile qui s’est fermé au monde ; le cynique Robert, étouffé par son travail et qui ne sait plus comment parler à sa femme ; Anthony, la star de football refusant de s’avouer certaines de ses passions… Tous consultent Alex. Mais qui donnera des conseils au bibliothérapeute lui-même ?

La clé du bonheur se trouve-t-elle vraiment entre les lignes de ses livres chéris ?

Ce roman met en scène un bibliothérapeuthe. Se tourner vers la bibliothérapie lui a permit de trouver une échappatoire, un moyen de vivre les drames qui ont éclaté dans sa vie, de se remettre. Comme quoi, la littérature peut être un remède. Aux petits mots les grands remèdes est une évasion totale dans le monde de la littérature, dans le monde des livres comme « médicaments » aux petits tracas du quotidien.


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Une année particulière de Thomas Montasser

Se retrouver un beau matin avec une librairie sur les bras, Valérie ne s’y attendait pas. Pour elle qui se destinait à une brillante carrière de consultante internationale en économie, quel cadeau empoisonné ! La jeune femme va pourtant se laisser prendre au jeu et, indépendamment des comptes de la boutique au bord de la faillite, découvrir peu à peu la littérature. Kafka, Dickens, Calvino, Pessoa… Une tasse de thé à ses côtés, elle dévore avec joie tout ce qui lui tombe sous la main.
Texte après texte, échange après échange avec les clients peu banals du magasin, Valérie commence à prendre goût à sa nouvelle vie, mais c’est un roman singulier intitulé « Une année particulière » et la rencontre d’un charmant inconnu qui l’aideront à écrire le chapitre décisif de son existence…

Bien que ce roman ait été une déception pour moi, il reste un très bel hommage à la littérature. L’héroïne, Valérie, n’est absolument pas une littéraire dans l’âme lorsqu’elle reprend les reines d’une librairie. Pourtant, elle va s’y initier petit à petit. Ce roman est truffé de petites citations, de petites références à des romans.


 La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivaldproduct_9782207117750_195x320 (1)

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Broken Wheel, c’est un peu l’endroit où on aurait de venir en vacances. Surtout quand on sait que la librairie tenue par Sara est à la hauteur d’une amitié forte, d’un amour des livres puissant. Elle se sert de l’outil livre pour créer du lien, pour créer des relations d’amour et d’amitié et c’est toute la beauté de ce roman. Son amour de la littérature l’amène à toujours avoir envie de partager, d’échanger.


L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon9782221131893

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des Prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier Gothique : le Cimetière des livres oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du vent.

Grâce à ce livre que Daniel va emprunter au Cimetière des Livres Oubliés, son destin va s’en voir transformer : ce livre va changer sa vie. A travers L’Ombre du vent, c’est la littérature comme une épopée, comme un voyage que l’on rencontre et qui nous emmène suivre les péripéties du héros. Ce roman est une mise en abyme sublime, si bien qu’on ne sait plus si c’est Daniel qui va vivre les aventures ou si c’est nous, en tant que lecteur.


product_9782070416806_195x320.jpgBalzac et la Petite Tailleuse chinoise de Dai Sijie

« Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l’ouvrîmes silencieusement. À l’intérieur, des piles de livres s’illuminèrent sous notre torche électrique ; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts : à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë… Quel éblouissement ! »

Pendant la révolution culturelle en Chine, trois adolescents vont s’ouvrir à la vie à travers les romans qui sont interdits jusqu’alors dans le pays. On est à l’époque de Mao, sous un régime dictatorial, à une époque où seul certains livres étaient autorisés, à condition que le gouvernement les ai approuvés. Ils découvrent alors un monde radicalement différent. La littéraire est perçue comme un univers inconnu et c’est avec curiosité que les adolescents vont s’ouvrir au monde occidental.


Les livres ne peuvent pas tout. Ils accompagnent ceux qui ont besoin d’une dose d’imaginaire pour s’extirper du réel.

En conclusion, ces vies de papier, ces escapades et ces voyages qu’on vit au travers des livres ne peuvent pas remplacer le réel. Cette liste est une liste parmi les romans que j’ai découvert, lu et apprécié. Cependant, de nombreux romans ont pour sujet la littérature. Voici une seconde petite liste de ces romans que je n’ai jamais lus mais qui évoque également les livres ou la littérature.

  • 84 Charing Cross Road d’Helen Hanff
  • Le club Jane Austen de Karen Joy Fowler
  • Les vies de papier de Rabih Alameddine
  • La voleuse de livres de Mark Zusak
  • L’éveil de Mademoiselle Prim de Natalia Sanmartin Fenollera
  • Le liseur de Bernard Schlink
  • Grâce et dénuement d’Alice Ferney

C’est d’autant plus important que nous vivons à une époque où la culture est attaquée, la liberté d’expression menacée et la diversité mise en difficulté par la montée de l’intolérance. En ces temps agités, les livres témoignent de la capacité humaine d’invoquer des mondes réels et imaginaires, et de leur faire transmettre des messages de compréhension, le dialogue et la tolérance. Ce sont des symboles d’espoir et de dialogue que nous devons chérir et défendre.

Message d’Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

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8 commentaires sur “Ces livres qui parlent de livres

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