Ces livres que j’ai abandonnés…

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Il est rare que j’abandonne une de mes lectures mais cela arrive car tous les livres qui sont publiés ne conviennent pas à tous les lecteurs. Parfois on persiste et c’est une déception, parfois on laisse tomber. Aujourd’hui, je vous parle de quatre romans que j’ai abandonnés et dont je n’ai jamais parlé sur le blog.

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Les divins secrets des petites ya-ya, Rebecca Wells

Quand Vivi Walker lit dans le « Sunday New York Times » le portrait que brosse d’elle sa fille Siddy, metteur en scène à succès, elle la renie sur le champ. Afin d’aider à renouer le dialogue entre la mère et la fille, les amies intimes de Vivi finissent par la persuader d’envoyer à Siddy son album souvenir : « Les divins secrets des petites ya-ya ». Siddy va alors plonger dans l’univers des ya-ya, du nom cajun que les quatre amies se sont donné lors de leur folle jeunesse en Louisiane. Elle découvre un petit groupe à part, soudé par une amitié que rien n’a jamais pu affaiblir. A travers ces souvenirs fragmentés, Siddy découvre ainsi une image inattendue de l’exubérante Vivi, une femme meurtrie que seul le soutien indéfectible de ses amies a pu maintenir debout.

pourquoi je l'ai abandonné

Même si ce roman est un véritable hymne à l’amitié, qu’il est écrit avec tendresse et douceur pour raconter le lien qui unit ses femmes depuis leur enfance, il a été très ennuyeux à mes yeux. Là où j’attendais des émotions, des personnages hauts en couleur, des femmes fortes, je n’ai trouvé qu’une histoire relativement plate et sans rebondissements. La personnalité de ces femmes ne m’a pas fait vibrer, au contraire. La lenteur du récit a aussi beaucoup joué en sa défaveur puisque je trouvais ma lecture longue et n’arrivais pas à la reprendre avec entrain. C’est un roman qui plaira à celles qui aime la vie dans les années 50 à 90, à celle qui aime les histoires d’amitié qui durent mais il faut savoir prendre le temps de le lire sans être dérangé, afin de s’imprégner de l’histoire.

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Les dieux du tango, Carolina de Robertis

Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père. Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville. Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

pourquoi je l'ai abandonné

Là encore, mon abandon est un mystère ! Les thématiques qu’aborde Carolina de Robertis dans son roman étaient des atouts : l’émancipation de la femme, la musique, la passion, le tout dans un pays et un contexte historique assez particulier. De quoi se régaler durant plus de 500 pages. Pourtant, ça n’a pas pris avec moi. Je suis restée dans l’expectative tout au long de ma lecture, espérant voir venir des rebondissements, des événements mais rien. C’est long, plein de digressions qui m’ont fait perdre le récit à plusieurs reprises. Là où beaucoup de lecteurs ont été envoûtés, je n’ai été qu’ennuyée…

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Et je danse aussi, Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins. Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre. Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets… Ce livre va vous donner envie de chanter, d’écrire des mails à vos amis, de boire du schnaps et des tisanes, de faire le ménage dans votre vie, de pleurer, de rire, de croire aux fantômes, d’écouter le Jeu des Mille Euros, de courir après des poussins perdus, de pédaler en bord de mer ou de refaire votre terrasse. Ce livre va vous donner envie d’aimer. Et de danser, aussi !

pourquoi je l'ai abandonné

Les romans épistolaires, c’est un peu comme les sagas familiales : j’aime énormément. C’est pourquoi je me suis plongée dans Et je danse, aussi avec curiosité et en étant presque sûre de l’aimer. Malheureusement, presque arrivée à la moitié, je le mets de côté et ne le reprends plus. Le charme n’a pas opéré et c’est dommage mais durant tout le début de ma lecture, je n’ai su être convaincue par les échanges entre les deux personnages. Tous ces mails étaient, à mes yeux, surjoués, longs et inintéressants. Le récit souffre d’un déséquilibre entre les différentes parties et après avoir persisté dans l’histoire, je ne voyais toujours pas où voulaient en venir les auteurs. De plus, la sympathie que j’avais envie d’éprouver pour Adeline et Pierre-Marie n’a jamais eu lieu d’être. Au contraire, plusieurs fois les deux héros m’ont malheureusement agacés…

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Quand le destin s’emmêle, Anna Jansson

C’est à Visby, petite ville au charme pittoresque, sur l’île de Gotland, au large de Stockholm, que se trouve le salon de coiffure d’Angelika. Angelika est une amoureuse de la vie, généreuse, pleine d’humour et qui adore la cuisine. La coiffure, chez elle, est bien plus qu’un métier, c’est une vocation depuis toujours. Son ambition est de rendre les gens heureux. Pour cela, elle n’hésite pas à se faire entremetteuse. Dans le salon, il n’y a que deux fauteuils, un pour le client (ou la cliente)… et un autre laissé libre pour son âme soeur. Il y a peu, elle a embauché Ricky, jeune beau garçon qui a été mis à la porte de chez sa mère pour qu’il grandisse un peu. Le salon d’Angelika est le décor de plusieurs rencontres et situations cocasses. Divers personnages aux personnalités fantasques vont s’y croiser. Il y a, entre autres, Casque de cycliste, surnommée ainsi car elle n’ôte jamais son casque, accompagnée de son teckel obèse ; Gunnar de Radio Gute, râleur à la nuque raide que même un massage du cuir chevelu a du mal à détendre ; la jeune Jessica, férue d’informatique qui se cache dans des pulls trop larges ; Petter de l’INS, trentenaire à l’allure de cow-boy incollable en statistiques ! Sans oublier Jonna, Sinbad, Lovisa, Alexandra ou encore Tilly. Angelika vit seule. Joachim s’en est allé il y a sept ans maintenant. Pour une grande romantique comme elle, n’est-il pas temps qu’elle rencontre à nouveau quelqu’un ? Un soir, après une journée de travail et une séance chez Expert-Conseil Minceur, elle se rend au restaurant Lindgården, ou elle aimait aller avec son mari, s’assoit à leur table, sous le mûrier, se délecte d’un délicieux repas avant de finir par un Parfait aux mûres et tuiles aux amandes. C’est alors qu’elle croise le regard d’un mystérieux homme qui dégage un charme fou et qu’elle va surnommer Arsène Lupin…

pourquoi je l'ai abandonné

Quand le destin s’emmêle avait tout pour me plaire ! Annoncé comme étant un roman vif, pétillant, frais et idéal pour l’été, je m’étais dit qu’il serait parfait pour l’été qui arrivait. Malheureusement ce fut un flop… L’histoire est longue à se mettre en place, agrémenté de personnages multiples et tous plus ou moins dotés de personnalités clichées. Impossible pour moi de m’attacher alors à des stéréotypes, à ces hommes et ces femmes qui m’ont semblé fades. Après des pages d’un humour lourd et redondant, d’événements rocambolesques auquel je n’ai pas cru, il ne m’a pas fallu longtemps pour décider de stopper net ma lecture.

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6 commentaires sur “Ces livres que j’ai abandonnés…

  1. Je te rejoins sur Et je danse aussi… Je n’ai pas détesté cette lecture qui m’a divertie (et je ne lui en demandais pas beaucoup plus), mais j’ai été agacée par la bonne humeur permanente des personnages et le secret n’en était pas vraiment un à mes yeux.

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  2. C’est marrant parce que j’ai adoré Et je danse aussi moi! Les Yayas était un peu long c’est vrai mais j’avais bien aimé quand même. J’ai les deux autres dans ma PAL tu me fais peur, ahah. J’abandonne très souvent des livres parce que quand la lecture n’est plus un plaisir je trouve que ça ne sert à rien..

    Aimé par 1 personne

    1. Les dieux du tango est une brique et je pense que j’ai été aussi déstabilisé par cet énorme livre donc quand j’ai compris qu’il ne me plairait pas, je n’ai pas persévéré :/ Je suis bien d’accord : lecture = plaisir à mes yeux.

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  3. Je ne crois pas que ça me soit arrivé pour l’instant, cela dit je suis en ce moment en train de lire un roman jeunesse qui me barbe un peu et dans lequel je ne peux m’empêcher de trouver plein de défauts… Mais comme il n’est pas très long, je crois que je vais quand même aller jusqu’au bout x)

    Aimé par 1 personne

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