Jeunesse

54 minutes • Marieke Nijkamp

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Passé assez inaperçu puisque je l’ai découvert assez tardivement, j’ai eu aussitôt envie de me plonger dedans. Son sujet, la force de la couverture, tout me donnait envie de le lire rapidement.

résumé

Dans une école d’Alabama, un élève enferme ses camarades dans une salle pendant 54 minutes. Parmi eux, quatre de ses proches. Le jeune garçon leur raconte son mal-être puis assassine 39 élèves, blesse volontairement sa soeur d’une balle et se donne la mort.

ce que j'en pene

Ce roman n’avait pas du tout le contenu ni la forme que je m’imaginais en le commençant. C’est un roman chorale, la parole est donnée à quatre lycéens originaires d’Opportunity, Alabama. Quatre lycéens dont la vie va basculer. Sylvia, Autumn, Claire et Tómas. A tour de rôle, ils vont nous faire vivre une heure de leur vie et permettre au lecteur de découvrir qui ils sont, où ils en sont au moment où Tyler pénètre dans l’auditorium, armé. 54 minutes est un roman qui bouscule, qui remue dans lequel la psychologie des narrateurs est très bien exploitée, ponctuée de flash-backs qui permettent de repositionner chacun dans son contexte de vie. Car, que ce soit Sylvia, Autumn, Claire ou Tómas, ils ont tous des failles reliées à Tyler. Ils ont tous un point commun avec le tireur, leur ami, celui qui était des leurs.

Certains passages sont douloureux, durs à lire parce que le rythme soutenu qu’a voulu imposer l’auteur est riche en émotions. Le fait que le récit se compose de peu de descriptions mais au contraire de faits, que les passages de chaque narrateur soient relativement courts permet de conserver une certaine vivacité, un certain tempo qui happe le lecteur. C’est en tout cas ainsi que je l’ai ressenti et, une fois commencé, je n’ai plus réussi à lâcher ce roman. L’auteure va à l’essentiel, amenant de la simplicité et de la fluidité dans ce récit complexe, dur et violent.

Pourtant, au-delà des actes, ce sont bien des messages forts que l’auteure souhaite véhiculer à travers des thématiques contemporaines : l’amitié, la souffrance non-entendue d’un jeune garçon, le mal-être d’étudiants, le deuil, le viol, l’amour, la violence, le port d’armes, la famille. Le seul bémol, à mon sens, c’est le manque du point de vue de Tyler. Connaître ses véritables pensées, les raisons qui l’ont poussées à passer à l’acte aurait permis de créditer davantage son acte sans pour autant le justifier.

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Un huit-clos saisissant qui se lit d’une traite. L’auteure réussit à happer le lecteur, grâce à sa plume vive et intense, grâce au rythme soutenu qu’elle impose. Quatre lycéens, quatre vies qui vont radicalement changer en l’espace de 54 minutes. Un récit très fort, une très bonne lecture assez intense.

je recommande

7 commentaires sur “54 minutes • Marieke Nijkamp

  1. C’est vrai que c’est un roman qui happe et qu’on a du mal à lâcher. Mais je crois que tu le sais déjà, ce que je reproche à cette lecture c’est son côté un peu trop larmoyant. L’auteure a trop cherché à me tirer les larmes, et ça m’a agacée, pour moi elle aurait pu alléger un peu le côté drama du passé des personnages. Un livre intéressant dans son sujet en tout cas 🙂

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