Un parfum d’encre et de liberté • Sarah McCoy

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J’ai acheté ce roman en 2016, après avoir découvert Un goût de cannelle et d’espoir. L’année dernière, je lisais Le souffle des feuilles et des promesses qui était bien différent du premier. Cet été, il était temps que je me plonge dans le dernier roman qu’il me restait à lire de l’auteure.

Résumé-01

1859. Deux ans avant le début de la guerre de Sécession. Sarah Brown, fille d’un célèbre abolitionniste, se résigne à ne pas avoir d’enfant.  » Qui voudrait l’épouser ?  » se désole sa mère… Sarah retrouve pourtant goût à la vie en s’engageant avec sa famille dans un groupe de résistants, qui aide les esclaves à fuir leur terrible sort vers le nord de l’Amérique. Grâce à ses talents artistiques, elle retrace et dissimule dans ses dessins les cartes secrètes qui mènent à la liberté. 2014. Eden et son mari, un couple en manque d’enfant, emménagent dans une ancienne demeure de la petite ville de Charleston en Virginie. Alors qu’Eden vagabonde dans sa maison en compagnie de sa voisine, une fillette énigmatique, elle découvre une tête de poupée soigneusement cachée dans le cellier. Malgré les ravages du temps, elle entrevoit de curieuses lignes sur le visage de porcelaine, dans lequel se trouve une mystérieuse clé… Plus d’un siècle sépare Eden et Sarah mais leurs routes vont s’entrecroiser. Car sur la grande carte du monde et de l’Histoire, le passé et le présent se rejoignent dans le destin de ces deux femmes qui dépassent la douleur de ne pas être mères et se révèlent à elles-mêmes.

Ce que j'en pense-01

Découvrir deux histoires parallèles, tenter de deviner par quel biais et à quel moment elles vont se rejoindre, quel est leur lien me fascine. Comme avec Un goût de cannelle et d’espoir, l’auteure découpe son récit en deux parties spatio-temporelles et c’est un aspect qui me plaît énormément en littérature. Le récit est donc scindé en deux avec l’histoire d’Eden en 2014 et celle de Sarah en 1859. Il m’a fallu beaucoup de temps pour appréhender l’histoire d’Eden qui, au final, m’a beaucoup moins passionnée. C’est une jeune femme brisée qu’on rencontre, déprimée et privée de la capacité à être mère. Son ventre désespérément vide et les hormones transforment sa vie, son quotidien. La présence de son époux, Jack, m’a semblé très peu soulignée. C’est véritablement sur Eden que le focus est fait et il m’a été difficile au début de l’apprécier véritablement.

Des années plus tôt, on découvre Sarah, la fille du célèbre abolitionniste John Brown. Sa volonté de faire partie du Chemin de Fer clandestin surgit à la suite du meurtre de son père. Ses talents pour la peinture et le dessin sont des atouts incroyables pour la lutte contre l’esclavage. Son caractère, sa force et son courage sont admirables, pour une jeune femme de l’époque. Son histoire permet d’aborder un pan de l’Histoire américaine qui fut très meurtrier : la ségrégation raciale, l’esclavage, les émeutes abolitionnistes et la guerre de Sécession. Inspiré de faits réels, c’est un récit touchant, celui d’une femme qui a sacrifié beaucoup de sa vie pour ce combat.

La vie de Sarah m’a davantage passionnée que celle d’Eden, son implication au sein de l’Histoire fait d’elle une femme inspirante. Pourtant, certains passages m’ont frustrées. J’aurais souhaité qu’on découvre de manière plus approfondie l’investissement de la jeune femme tout comme j’aurais aimé voir l’enquête d’Eden plus précise. Le lien entre les deux femmes demeure subtil puisque c’est une tête de poupée trouvée dans le garde-manger d’Eden qui va la pousser sur les traces de Sarah. Au-delà de ce lien matériel subsiste un lien biologique et c’est par la thématique de la maternité que les deux femmes trouvent un point commun, à plus d’un siècle d’écart. Puisque, comme l’une et l’autre, elles ne peuvent avoir d’enfants. C’est ainsi que les romans de Sarah McCoy me passionne. Par ces détails disséminés, ces liens mystérieux et imperceptibles qui finissent par trouver une logique à la fin.

Séprateur-01

Par des petits détails, des liens subtils et mystérieux, Sarah McCoy réussit à tisser deux histoires parallèles passionnantes. Celle d’Eden, en 2014 et celle de Sarah, en 1859, unie par la thématique de la ségrégation raciale et de la cause de l’abolitionnisme. Même si j’aurais aimé que l’enquête d’Eden soit plus poussée et l’implication de Sarah davantage détaillée, Un parfum d’encre et de liberté demeure une belle lecture.

Bonne lecture-01

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3 commentaires sur “Un parfum d’encre et de liberté • Sarah McCoy

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