Contemporain

Le paradis blanc • Kristin Hannah

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Kristin Hannah est une auteure qui fait déjà partie de ma bibliothèque avec son roman Le chant du rossignol, même si je ne l’ai pas encore lu. J’étais très heureuse de la découvrir enfin. Merci aux éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman.

Résumé-01

Quand Ernt rentre du Vietnam, son fils Leni, dix ans, ne le reconnaît pas. Poursuivi par de terribles cauchemars, Ernt se montre violent envers sa femme Cora. Un jour, il reçoit une lettre du père d’un de ses amis, mort dans ses bras durant cet enfer, qui lui lègue une masure en Alaska. Il se dit qu’il pourra peut-être s’y reconstruire. Avant la guerre, ils étaient si heureux…

Ce que j'en pense-01

Découvrir une auteure d’ores et déjà encensée par les critiques littéraires, cela peut être à double tranchant. Soit on aime, soit on n’adhère pas. Le paradis blanc est, à mes yeux et sans que je réussisse clairement à l’expliquer, un bijou de littérature. Une saga familiale qui démarre dans les années 70 et dans laquelle on suit la famille Allbright sur plusieurs décennies. Ernt, le père, est un vétéran du Vietnam qui souffre de stress post-traumatique et ses colères rythment la vie de sa femme, Coraline et sa fille, Leni. Un jour, alors qu’il est licencié d’un énième job depuis son retour de la guerre, il apprend qu’il a hérité d’un terrain en Alaska et décide d’y emmener sa famille.

C’est un roman d’ambiance, l’atmosphère y est parfois douce et chaleureuse et parfois très tendue, pesante. Le côté sauvage de l’Alaska prend le dessus, une terre pour laquelle l’Homme doit s’adapter à s’aguerrir. Si pour Coraline et Leni, cela va être un moyen de s’endurcir et d’apprendre à se connaître elles-mêmes ; pour Ernt, la violence de son caractère et de ses cauchemars réveillera ses démons. L’auteure excelle d’ailleurs en ce point, à exprimer tout le paradoxe et la complexité de ce paysage sauvage sur les Hommes, réussissant à capter et retranscrire à la fois sa beauté et sa dangerosité : les longs hivers glacials, les tempêtes de neige et les lacs gelés qui se brisent, la fonte des glaces au printemps, les longues journées où le soleil ne brille que sept heures sur vingt-quatre, etc… L’auteure s’est librement inspirée de faits s’étant déroulés dans sa vie, ce qui rend les descriptions plus réelles, plus justes, captivantes.

La force de caractère des personnages résident dans leur volonté de survire. Survivre à des conditions de vie périlleuses, survivre à la violence et la brutalité de l’homme, survivre à la guerre et ses souvenirs. L’auteure a su créer des personnages justes, faillibles, empreints de caractère. Il y a très peu de personnages secondaires car chacun a sa place, son importance et, finalement, ils deviennent tous principaux à l’histoire : Tom Walker, Large Marge, Tica Rhodes, Matthew, Thelma, etc. A leur manière, ils joueront un rôle clé dans la vie de Coraline, Ernt et Leni. Dans la vie de cette adolescente qui, un jour, a vu sa vie brutalement chambouler par les lubies de son père. Dans la vie de cette femme qui, chaque jour, use de stratagèmes pour éviter les coups et la brutalité de son époux. Dans la vie de cet homme brisé et sans espoir.

Cette histoire de famille, c’est aussi une histoire pleine d’amour et d’espoir dans laquelle j’ai pris énormément de plaisir à me plonger. Une histoire magnétique, difficile à lâcher et à oublier qui aborde des thématiques très vastes au cœur d’événements historiques : les violences conjugales et leur reconnaissance juridique, l’implication des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam et le suivi psychologique des soldats revenus, la vie sauvage et son amélioration, l’adolescence, l’amour, la famille, etc. Le paradis blanc est plus dur qu’il n’y parait et certains sujets plus subtils qu’on peut le croire. Ce roman restera certainement longtemps dans ma mémoire, tant je l’ai aimé et tant l’histoire de Leni m’a touchée.

Séprateur-01

Quand Leni et ses parents, Ernt et Coraline, embarque pour l’Alaska, ils sont loin de se douter de ce qui les attend : violences conjugales, amour et beauté sauvage. Les sujets traités sont plus durs qu’ils n’y paraissent, l’histoire plus violente et touchante qu’on pourrait le croire. L’auteure a parfaitement su retranscrire la complexité de cet état américain dans lequel le danger côtoie le magnifique. Une histoire captivante qui ne s’effacera pas de sitôt de ma mémoire.

Coup de coeur - Analyse-01

5 commentaires sur “Le paradis blanc • Kristin Hannah

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