Films·Films historiques

Cinéma • Jojo Rabbit

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Oscarisé pour le meilleur scénario adapté, Jojo Rabbit faisait partie des films de ce début d’année que je ne voulais pas manquer. Il s’est avéré être une véritable petite pépite, satire de la seconde guerre mondiale.

Résumé-01

Jojo est un petit allemand solitaire. Sa vision du monde est mise à l’épreuve quand il découvre que sa mère cache une jeune fille juive dans leur grenier. Avec la seule aide de son ami aussi grotesque qu’imaginaire, Adolf Hitler, Jojo va devoir faire face à son nationalisme aveugle.

Ce que j'en pense-01

Des films sur la seconde guerre mondiale, on peut en trouver beaucoup. De nombreux sujets sont exploités depuis des années pour créer des films qui retracent des événements majeurs des six années de guerre : la déportation des juifs, l’occupation allemande en France, la résistance dans les différents pays alliés, le régime franquiste, la situation italienne, la guerre contre l’URSS, etc. J’en ai vu beaucoup parce que c’est une période historique qui me questionne beaucoup. Pourtant, je crois que c’est la première fois que je visionne un film qui se veut être une satire de cette guerre et c’est très différent de ce qu’on peut voir habituellement. 

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C’est l’histoire de Jojo, un garçon allemand de 10 ans, engagé dans ce qu’on appelle les jeunesses hitlériennes, dont l’ami imaginaire n’est autre qu’Adolf Hitler, remarquablement joué par le réalisateur du film, Taika Waititi. Jojo est donc un petit nazi en construction, reflet d’un enfant en quête de repères capable de se laisser endoctriner, participant notamment à un camp pour devenir un combattant du Reich et un futur soldat allemand. On retrouve durant les scènes qui s’y déroule toutes les grandes valeurs que mettaient en avant Hitler dans sa volonté de construire une race aryenne parfaite. C’est également en cela que le film prouve sa grande réussite car il met mal à l’aise le spectateur, en rappelant l’horreur des situations, tout en usant d’un ton ironique. 

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On porte un autre regard sur le régime nazi et cette période sombre de l’histoire via un personnage qui pense faire ce qui est juste, tout en étant rongé par la peur des juifs parce que c’est ce qu’on lui a appris. On assiste à un bouleversement et cela invite à la réflexion sur la manière dont une idéologie peut être rapidement adoptée si elle est basée sur le principe de peur. Ce film surprenant et décalé démontre, de manière caustique et à travers la relation qui va se créer entre Jojo et Elsa, que le racisme est majoritairement une histoire d’idées préconçues portée par la peur. Grâce à un casting riche et un propos dénonciateur, le film joue sur le décalage constant entre humour et gravité du contexte.

Séprateur-01

Un commentaire sur “Cinéma • Jojo Rabbit

  1. J’ai adoré ce film également. Les deux tons se confrontent totalement sans pour autant se désamorcer l’un l’autre et rendent percutant le propos sans être dépressif. J’ai pleuré les 2 morts marquantes, ris des délires de Jojo et me suis sentie très mal-à-l’aise d’avoir ri du sujet (sans pouvoir m’en empêcher pour autant). Et je trouve que ce sont autant de réussites du film que de m’avoir fait ressentir tout ça ! Et contrairement à plusieurs critiques que j’avais lu sur le surjeu de Taika Waititi, je l’ai trouvé juste parfait dans le rôle^^

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