Historique

La fièvre • Sébastien Spitzer

Parmi mes coups de cœur littéraire, il y a Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer, que j’ai lu il y a trois ans. Il était donc évident pour moi de découvrir ce nouveau roman paru le 19 août et ce fut une excellente lecture, passionnante.

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Memphis, juillet 1878. En pleine rue, pris d’un mal fulgurant, un homme s’écroule et meurt. Il est la première victime d’une étrange maladie, qui va faire des milliers de morts en quelques jours. Anne Cook tient la maison close la plus luxueuse de la ville et l’homme qui vient de mourir sortait de son établissement. Keathing dirige le journal local. Raciste, proche du Ku Klux Klan, il découvre la fièvre qui sème la terreur et le chaos dans Memphis. Raphael T. Brown est un ancien esclave, qui se bat depuis des années pour que ses habitants reconnaissent son statut d’homme libre. Quand les premiers pillards débarquent, c’est lui qui, le premier, va prendre les armes et défendre cette ville qui ne voulait pas de lui. Trois personnages exceptionnels. Trois destins révélés par une même tragédie.

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Basé sur une histoire vraie, ce roman se déroule dans le sud des Etats-Unis, à Memphis, en 1878. Dans un contexte de ségrégation raciale encore très présent, alors que le Ku Klux Klan fait des ravages, que les pendaisons sont légion dans les champs alentours, pour un regard ou une attitude déplacée, et que les personnes métisses sont très mal considérées, la fièvre vient brutalement s’abattre sur la ville. Dans la moiteur de l’été, contaminant toujours plus d’habitants, elle va entraîner la mort sur son passage, sans distinction de race, de couleur de peau ou d’ethnie.

Au cœur de cette ambiance chaude et étouffante, on fait la rencontre de trois personnages, qui se dévoilent au cœur de ce contexte qui a su me happer dès les premières pages. Emmy, une petite fille de treize ans, qui vit avec sa maman aveugle et attend le retour de son papa. Anne Cook, une mère maquerelle de la Mansion House, lupanar le plus visité de Memphis. Et enfin, Keathing, un journaliste proche du Ku Klux Klan. Si tous les trois n’ont, sur le papier, rien en commun, ils vont pourtant se retrouver liés, dans la folie de cette épidémie meurtrière qui dissémine les populations. Parmi les grandes force de ce récit, il y a ces personnages, dont les personnalités sont finement détaillées et présentées, qui sont authentiques, c’est-à-dire ni bon ni mauvais mais essayant d’agir pour le bien. Ils vont évoluer tout au long du récit, au milieu de la dureté, de la famine.

Mais il y a également ce contexte décrit avec soin et des mots toujours justes qui nous donne à voir la noirceur de l’Homme dans ces pires aspects mais aussi dans la bonté et la bienveillance, la solidarité, la pauvreté, la maladie. Parce qu’au cœur de cette crise, alors que la fièvre frappe sans regarder la couleur de peau de chacun, ils vont s’entraider sans la voir non plus. Et, enfin, ce qui m’a passionnée, une dimension historique sous la fiction et cette fièvre qui a réellement dévaster la ville de Memphis à la fin des années 1870. C’est un roman incroyable, très fort, qui m’a captivé du début à la fin parce qu’on est véritablement plongée dans une ambiance très bien travaillée.

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Un roman qui nous plonge dans un contexte de ségrégation raciale et une ambiance chaude et étouffante, propre aux villes du sud des Etats-Unis. Alors qu’une épidémie de fièvre jaune s’abat sur la ville, trois destins qui n’avaient rien en commun vont s’entremêler. Au milieu de la famine, de la pauvreté, de la maladie, l’auteur nous donne à voir l’Homme dans ses pires excès tout comme dans ses plus beaux actes de bienveillance.

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2 commentaires sur “La fièvre • Sébastien Spitzer

  1. Je connaissais pas du tout, c’est vrai que sur instagram on voit beaucoup passer de romans de la rentrée littéraire donc parfois ils sont un peu noyés dans la masse mais celui ci a l’air super intéressant ! je sortirai carrément de ma zone de confort en le lisant 🙂 @meslivresdepoche

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