Contemporain

La lumière était si parfaite • Carène Ponte

Depuis quelques années, Carène Ponte m’envoute avec ses romans. J’avais énormément aimé D’ici là, porte-toi bien ainsi que Et ton cœur qui bat l’année dernière. J’étais donc très heureuse de découvrir son nouveau, en librairie depuis le 15 avril.

Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point?? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes. Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui a fauché sa mère avant l’heure. Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu’elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d’un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c’est son avenir qu’elle est en train de reprendre en main.

Les romans de Carène Ponte sont habituellement de délicieux mélanges entre des airs feel-good et des récits contemporains mais celui-ci m’a donné l’impression d’une écriture plus grave. On va suivre Megg, mère au foyer depuis la naissance de ses deux enfants. Si jusqu’à aujourd’hui, ce statut ne l’avait jamais dérangée, elle ressent depuis peu une certaine lassitude et la sensation omniprésente d’être l’esclave de toute sa famille, chargée de toutes les tâches domestiques, des allers/retours au pressing pour son mari et des différents trajets entre les activités de ses enfants.

Quand elle trouve dans le grenier de la maison de sa défunte mère, qu’elle doit vider, une pellicule photographique représentant ladite mère en compagnie d’un homme dont elle semble très amoureuse mais qui n’a aucune ressemblance avec son père, Megg tombe des nues. Pour la jeune femme, lasse de son quotidien, démarre un périple en compagnie de son extravagante voisine et de sa fille en pleine crise d’adolescence qui va les emmener jusqu’en Bulgarie, en passant par l’Italie, la Croatie et la Serbie.

Ce road-trip est l’occasion pour Megg de mettre en pause sa vie de mère au foyer, dans laquelle elle ne se retrouve plus. Ce personnage m’a aussitôt touché. Très attachante dès les premières pages, j’ai eu envie de la serrer très fort dans mes bras, de la rassurer et lui dire que tout irait bien. L’autrice signe ici un de ses meilleurs romans, selon moi. Un récit lumineux, rempli d’espoir, qui véhicule de beaux messages sur la vie, les secrets familiaux et la transmission, l’amour, l’adolescence, la routine.

Dans ce récit, Carène Ponte signe selon moi son meilleur roman, à la fois lumineux et plus grave mais véhiculant de très beaux messages sur la vie, l’amour, la transmission. Tout le long de ma lecture, j’ai eu envie de serrer dans mes bras Megg, l’attachante héroïne de ce récit. Ce fut une très belle lecture, que je vous recommande.

2 commentaires sur “La lumière était si parfaite • Carène Ponte

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