La petite couturière du Titanic ♦ Kate Alcott

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Depuis le temps que j’avais envie de découvrir ce roman, il m’a fallu un voyage à Rome pour décider de le lire. Son résumé m’avait particulièrement attirée, étant passionnée par l’histoire du Titanic. J’ai passé un très bon moment avec cette lecture, malgré ses petits défauts.

Résumé-01

Avril 1912. Tess Collins, une jeune servante anglaise, est venue à Cherbourg vivre de sa passion, la couture. Hélas, la maison qui l’emploie la traite comme une domestique. Lorsqu’elle apprend qu’un paquebot se dirigeant vers les Etats-Unis va faire escale à Cherbourg, elle décide d’embarquer pour tenter l’aventure. À bord du Titanic, elle fait connaissance de Lucy Duff Gordon, célébrité de la haute couture anglaise, qui s’apprête à présenter sa nouvelle collection à New York. Sa femme de chambre lui ayant fait faux bond, elle décide d’employer Tess. En première classe du navire, Tess découvre un monde fastueux. Elle fait la rencontre de deux hommes, Jim, un marin, et Jack, un self-made-man américain. Mais, tandis qu’un triangle amoureux s’installe, le paquebot, sans que ses occupants s’en doutent, fonce vers un iceberg… Réchappant à la catastrophe, Tess découvre que sa maîtresse a embarqué à bord d’un autre canot de sauvetage. Mais celle-ci a-t-elle survécu aux dépens d’autres passagers ? Elle se trouve bientôt face à un dilemme : rester fidèle à sa maîtresse ou dire ce qu’elle a découvert des circonstances du drame ?

Ce que j'en pense def-01

Passionnée depuis des années par l’histoire du Titanic, ce roman avait tout pour me plaire ; bien que quand on parle du Titanic, j’ai en tête le film de James Cameron. La petite couturière du Titanic, c’est l’histoire de Tess. Une jeune femme un peu naïve mais téméraire et pleine d’ambition, au point de quitter son emploi de femme de chambre à Cherbourg pour embarquer à bord du paquebot dit insubmersible, le Titanic. Son désir de faire carrière dans la mode et la couture est plus fort que sa capacité à supporter son emploi. Au côté de la célèbre créatrice Lucile Duff Gordon, elle va avoir la chance de naviguer vers l’Amérique et qui sait, peut-être toucher du doigt son rêve ?

Ce roman ne s’est malheureusement pas du tout présenté tel que je me l’imaginais… Dans la réalité, la traversée du Titanic est courte mais dans le récit, bien plus encore puisqu’il va heurter l’iceberg très tôt. La suite est consacrée à tout l’impact juridique et médiatique de ce naufrage et je dois avouer que cela m’a ennuyée à plusieurs reprises, bien que les faits rapportés par Kate Alcott s’inspirent de la réalité. Les commissions d’enquête s’enchaînent, les auditions des différents survivants également jusqu’à ce qu’on comprenne qu’il y a anguille sous roche. Un secret auquel les Duff Gordon tiennent énormément…

Au milieu de ces batailles, la jeune Tess tente de percer dans le monde que Lucile lui ouvre sous les pieds, dans La Maison de Lucile, son atelier. Un triangle amoureux se tisse délicatement et ne lui facilitera pas la tâche ; triangle amoureux qui m’a plusieurs fois fait lever les yeux au ciel. Le personnage de Tess n’en est que plus fade et ses prises de positions changeantes concernant ses sentiments et ses convictions finissent par lasser. C’est une héroïne assez molle qui manque cruellement de profondeur et d’éclat. Ce n’est malheureusement pas le ténébreux Jack Bremerton et le séduisant Jim Bonney qui vont réussir à la faire pétiller, bien au contraire ils ne la feront que plus douter. A l’opposée de Tess, on trouve Lucile, flamboyante britannique de la haute société au caractère volcanique et au tempérament inarrêtable. Deux personnalités qui vont s’apprécier, se respecter mais qui demeurent, à mes yeux, trop proches des clichés de l’époque.

Ce duo amène cependant l’auteure à évoquer la lutte des classes et les différences qui pouvaient exister entre ces deux milieux sociaux, ainsi que la difficulté pour les milieux plus défavorisés à se faire une place au sein de la bonne société. Le monde de la mode est aussi critiqué, un monde où tout peut basculer brutalement et où rien n’est acquis. La base historique du roman, une base tissée sur des faits réels, de Kate Alcott est ce qui me fait aimer ce roman, elle y décrit une Amérique en mutation, une société où l’essor des suffragettes va chambouler le pays, où les conditions de travail sont peu à peu dénoncées. Mais je n’ai pas été totalement convaincue par l’histoire de Tess, par ses aventures et ambitions.

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Un roman qui a le mérite d’exploiter en profondeur l’après-naufrage alors qu’il a survolé le drame en lui-même. Basé sur des faits réels, il questionne son lecteur sur ce qui s’est déroulé durant cette nuit du naufrage du Titanic, grâce à une kyrielle de personnages, souvent clichés mais, fortement impliqués dans un secret qui pourrait tout faire basculer.

Bonne lecture-01

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10 commentaires sur “La petite couturière du Titanic ♦ Kate Alcott

  1. Oh, effectivement, je ne m’attendais pas non plus à ce que ce soit l’après qui soit le plus exploité, quand j’ai acheté ce roman. Je pensais au contraire que c’était la vie à bord du Titanic puis le drame en lui-même qui étaient mis en avant. Tant pis, j’ai quand même très envie de découvrir ce roman… la couverture est toute belle, je trouve, elle m’a vraiment attirée au milieu des autres et le résumé est tentant… j’espère ne pas être déçue. 😉

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