Le jour où je suis partie ♦ Charlotte Bousquet

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Charlotte Bousquet est une auteure que j’ai rencontré au Salon du Livre de Paris en mars dernier. Je n’avais jamais entendu parler de son travail et c’est au détour des allées que je l’ai vue en dédicace. Son roman Le jour où je suis partie était sorti tout récemment, j’ai décidé de me l’offrir.

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S’opposant à la volonté de son père qui veut la marier, Tidir s’engage auprès d’un groupe de femmes à Rabat, au Maroc, qui se battent pour leur émancipation et leur liberté.

Ce que j'en pense def-01

Sans être une grande féministe, je suis une femme et donc très touchée par la condition de la femme et je m’y intéresse énormément, pas seulement dans notre société actuelle mais dans toutes et de tous temps. Ce roman aborde la condition des femmes dans la société marocaine à travers l’histoire de Tidir, jeune femme vivant dans un village de la campagne marocaine, très attaché de vieilles traditions et coutumes ancrées dans les mœurs. Tidir se distingue par son esprit futé et profondément révolté par la condition féminine au milieu d’une famille traditionnelle.

Lorsqu’elle apprend qu’une marche aura lieu à Rabat le 8 mars en faveur des droits des femmes, parallèlement à l’annonce de son mariage forcé, elle décide de s’y rendre. S’en suit un long périple durant lequel, lecteurs, nous aurons accès à ses pensées, ses craintes, ses moments de doutes mais aussi ses souffrances. Anéantie par la perte de sa meilleure amie, mariée de force à son violeur, qui s’est suicidée, elle se révolte contre ses pratiques. Des comportements communs dans cette société marocaine entièrement dénoncée sous la plume de Charlotte Bousquet mais contre lesquelles Tidir veut se battre. La vision de Tidir est résolument féministe et même si s’éloigner ainsi de son village, de sa famille est pour elle un déchirement, elle le quitte pour se battre et faire respecter ses droits, pour être une femme libre. Qu’on ne jugera pas parce qu’elle parle à un Européen. Qu’on servira à un café même si elle est seule et marocaine.

Les rencontres qui vont jalonner son parcours vont l’aider à aiguiller sa pensée et trouver sa voie, son chemin vers ce qu’elle désire. Sa tante, son indéfectible soutien, sera toujours auprès d’elle et ce lien m’a beaucoup touchée. La présence de Lillian permet de confronter les idéaux français et européen à la culture marocaine et c’est un bonus que j’ai aimé. Ce roman n’aborde pas uniquement les conditions des femmes mais il dénonce la société marocaine et ses comportements vis à vis de la femme, on sent dans la plume de l’auteure tout l’amour qu’elle porte à ce pays, ces terres, cette culture. Certes, les aspects féministes sont abordés de manière très succincte et optimiste et c’est ce que je regrette. En 180 pages, difficile de marquer les esprits…

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Un roman qui dépeint une société marocaine très traditionnelle en matière de droits des femmes, portée par une héroïne féministe et révoltée. Cependant, c’est trop court pour marquer les esprits et certains aspects sont abordés de manière trop brèves à mon goût.

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4 commentaires sur “Le jour où je suis partie ♦ Charlotte Bousquet

  1. Malgré qu’il soit trop court, le sujet est très intéressant. Étant une femme, je m’intéresse forcément à la condition féminine, tout comme toi. Du coup, ce roman m’intrigue mais j’ai déjà Là ou tombent les anges de cette auteure dans ma PAL alors je commencerais par celui-là !

    Aimé par 1 personne

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