Bande-dessinée - historique

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur • Harper Lee

Cet été, j’ai profité de la bibliothèque remplie de bandes dessinées de ma petite sœur et j’ai découvert ce classique de la littérature américaine, que je n’avais jamais lu dans sa version roman mais qui m’a toujours énormément tenté.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur raconte l’histoire d’Atticus Finch, jeune avocat, qui élève seul ses deux enfants Jem et Scout. Lorsqu’il est commis d’office pour la défense d’un homme noir accusé d’avoir violé une femme blanche, la vie de la petite famille bascule. Nous sommes dans les années 1930, dans une petite ville de l’Alabama et certaines vérités peuvent être dangereuses à démontrer…

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un grand classique de la littérature américaine, qui a d’ailleurs reçu le prix Pulitzer en 1961, un an après sa publication. De part les thématiques très saisissantes qu’il aborde, c’est un roman clé qui marque véritablement un tournant dans la littérature, alors que les mentalités américaines sont en pleine évolution et que l’autrice place l’enfance au cœur de son récit. En effet, bien que l’histoire soit principalement celle du procès pour lequel Atticus Finch, avocat commis d’office, se bat, on fait la rencontre de Scout et Jem, ses deux enfants qu’il élève seul.

A travers leurs péripéties, on découvre ainsi Maycomb, la petite ville du sud des Etats-Unis dans laquelle la famille Finch habite, ainsi que les habitants, leurs voisins, le quotidien dans l’Alabama des années 30. C’est dans une ambiance de racisme ambiant que va se dérouler le sujet principal du roman : le procès d’un jeune homme noir, accusé d’avoir violé une femme blanche, sur simple déclaration de ladite femme, qui ne laisse entrevoir que peu d’espoir et dénonce les injustices de l’époque.

Si le début de la bande-dessinée est assez lent et peu rythmé, c’est pour poser ce contexte qui permet d’aborder nombreux sujets tels que la pauvreté, la misère due à la Grande Dépression et le krach boursier de 1929, la place des femmes, le racisme et la ségrégation raciale, les inégalités sociales, etc. Les graphismes sont alors magnifiques, à la fois doux et sombres. Que ce soit les paysages, colorés et chatoyants, ou les expressions saisissantes des personnages, ils nous plongent dans la chaleur de l’Alabama mais aussi sa violence.

Sans avoir jamais lu le roman éponyme publié dans les années 60 et récompensé par le Prix Pulitzer, je me suis lancée dans la découverte de ce classique de la littérature américaine et ce fut un très gros coup de cœur. Que ce soit pour les graphismes magnifiques ou pour l’histoire si bouleversante de ce procès, foncièrement teinté d’injustice, de racisme et d’inégalités sociales, grandes thématiques dénoncées tout au long de ce chef d’œuvre.

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