Bande-dessinée - historique

Le bal des folles • Adrianna Melone, Véro Cazot et Victoria Mas

Pour le CinéBook Club du mois de septembre, je me suis plongée dans la lecture commune complémentaire que Marine avait proposé. Il s’agissait de découvrir Le bal des folles de Victoria Mas.

Quand l’invisible au féminin fait vaciller le patriarcat ! Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, et autres mousquetaires. D’un côté, les idiotes et les épileptiques ; de l’autre, les hystériques, et les maniaques. Ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations du professeur Charcot, neurologue fameux qui étudie alors l’hystérie. Parmi ses patientes, Louise, Thérèse, ou Eugénie. Parce qu’elle dialogue avec les morts, cette dernière est envoyée par son propre père croupir entre les murs de la Salpêtrière. Mais la jeune femme n’est pas folle, et le Bal qui approche sera l’occasion d’échapper à ses geôliers. Victoria Mas, Vero Cazot et Arianna Melone révèlent la condition des femmes au XIXe siècle, tributaires d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne.

Deux œuvres qui mettent en lumière des faits révoltants

De cette adaptation se détache l’idée encore plus forte de mettre en lumière l’injustice profonde qui a régnée sur le sort de ces femmes internées à l’hôpital de la Salpêtrière à la fin du XIXe siècle. On se replonge dans cette histoire révoltante, choquante, qui bouscule et au cœur de laquelle se mélangent des émotions fortes, un air de féminisme et un regard sur la condition des femmes.

Une adaptation fidèle

Ayant presque enchaîné le roman de Victoria Mas et la bande dessinée éponyme d’Adrianna Melone et Véro Cazot, je ne peux que louer la fidélité avec laquelle les scénaristes et illustratrices ont mise en rapport les deux histoires. En effet, la transcription des dialogues est exacte, tout comme les émotions ressenties. Les moments forts du roman sont retracés de façon juste. Cependant, malgré ces aspects très positifs, j’ai eu beaucoup de difficulté à me sentir vraiment captivée par les graphismes, que j’ai trouvé trop abstraits et qui n’ont pas su m’émouvoir.

Si j’ai trouvé l’adaptation du roman de Victoria Mas très fidèle, j’ai pourtant eu du mal à accrocher aux choix des graphismes… L’ensemble de l’œuvre de l’autrice, roman et bande-dessinée, demeure malgré tout pour moi des ouvrages à lire car ils dénoncent avec justesse et émotion la condition des femmes de la fin du XIXe siècle.

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