Faubourg des minuscules ~ Edouard Bernadac

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Grâce à la masse critique de Babelio, j’ai reçu ce court roman. Le résumé m’avait rendue curieuse et la Seconde Guerre Mondiale étant un sujet dont je ne me lasse pas, j’étais ravie de découvrir un nouveau roman qui la traitait.

Résumé :

Paris, été 1944 : le coeur de la capitale bat au rythme de l’Occupation allemande. Juan Vega, un Catalan ayant fui le franquisme, y mène malgré tout une existence paisible, se tenant à l’écart de toute revendication. Mais lorsqu’il s’éprend d’une ravissante jeune femme et se retrouve au Chabanais, la « Rolls des bordels » fréquentée par des SS et autres collabos, sa tranquillité semble sur le point de s’envoler.

Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Ce roman avait tout pour me plaire, une histoire qui se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale, au milieu des réseaux clandestins de la Résistance. Pourtant lorsque j’ai découvert la vie de Juan Vega, un artiste catalan expatrié à Paris à la suite de la montée du régime franquiste en Espagne, je n’ai pas été très réceptive. Au moment où se déroule les faits, l’Occupation Allemande est d’actualité. Cependant, elle n’est abordée qu’en fond et c’est davantage les réseaux de trafics qui sont mis en avant.

Que ce soit la résistance ou la collaboration, toutes les ficelles clandestines sont représentées et surtout à travers le milieu du spectacle. Artistes, comédiens, acteurs, écrivains, autant de professions qui se croisent dans cette histoire et auxquelles l’auteur rend hommage. C’est également une histoire qui permet de se questionner sur le pouvoir d’agir : qu’aurais-je fait dans cette situation ? Parce qu’il est clair qu’on ne peut le savoir sans l’avoir vécu. On ne peut juger tel ou tel individu pour son comportement, qu’il ait été résistant ou collaborateur et c’est ce que veut montrer ce roman en nous présentant des personnages qui jongle entre les deux milieux avec une aisance déconcertante.

Malgré ces deux aspects, l’auteur s’applique à rendre hommage aux petites mains de cette guerre, qui ont agis dans l’ombre, pour survivre ou par obligation. Comment tant d’individus inconnus ont marqué, à leur manière, la guerre par des gestes, des actes de courage ? La force et la bravoure de ces petites mains sont au cœur de ce roman à travers le personnage de Juan. Même si cela m’a beaucoup émue, je suis restée parfois très hermétique aux sentiments que dégageaient le personnage et l’histoire m’a semblée être éparpillée, ce qui ne m’a pas forcément gardée concentrée.

♦ ♦

Un roman qui se déroule au cœur de l’Occupation Allemande. Entre réseaux de résistance et trafic de collaboration, Juan Vega, jeune artiste catalan, tente de tirer son épingle du jeu. Un hommage fort aux petites mains de l’ombre qui ont marquées cette guerre par leur courage.

Faubourg des minuscules

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